Archive for the ‘Patrimoine.’ Category

la fête du Mouloud


« El Mawlid anabawi », « Mouloud » ou « Sidna » en dialecte algérien est la célébration de la naissance de notre prophète Mohammad.

C’est une grande fête populaire qui anime de gaité, de lumières et de chants tout un quartier jusqu’à l’aube.

Cette fête a été instituée au XIème siècle en Égypte. Certains la considèrent comme une innovation, en arabe, »Bidâa » elle reste cependant une fête célébrée par la plupart des musulmans.

Les médias lui consacrent beaucoup d’émissions, débats, documents et films notamment le Message*, en arabe, « El rissala » que tous les musulmans connaissent bien.

La Veille de cet évènement et plus particulièrement en Algérie:

-On récite le Coran (de nombreux concours de chants coraniques sont organisés « Tajwid » et on met l’accent sur la vie de notre prophète.

- Les mosquées sont pleines et les parents saisissent l’occasion pour circoncire leurs garçons.

-La nuit on allume des bougies pour chaque membre de la famille, les mamans mettent du henné à ceux qui le désirent en chantant « Zad anabi wa frahna bih »(le prophète est né et nous en sommes ravis).

-On veille beaucoup, les enfants jouent avec les pétards et petits feux d’artifices, ce qui engendrent parfois de graves accidents d’où le besoin d’avoir un adulte auprès des enfants.

Le jour du mouloud Les mamans préparent de la « tamina »(gâteau à base de semoule grillée, miel et beurre) et lancent des youyous dès l’aube.

On mange du couscous ou de la « rachta » (pâte fraîche en sauce blanche) ou bien « rougag » (feuille de semouline très fine arrosée de sauce) ou autres plats comme la fameuse « tchakhtchoukha » de Biskra.

C’est aussi l’occasion pour les nombreuses Zaouïas qui existent dans l’ensemble du pays, d’organiser de grandes tablées dans une immense convivialité.

La convivialité de cette fête rend ce moment très apprécié par la communauté musulmane.
Pour ceux qui ne le savent pas les nombreux clubs algériens de foot se dénommant « Mouloudia » ont été créés au moment du mawlid ou du mouloud.


El-mouloud 08

Bonne fête.

Extrait du film le message:


 

Le Mausolée royal de Maurétanie.


Surnommé à tort Tombeau de la Chrétienne, le mausolée royale de Mauretanie est un bâtiment circulaire à destination funéraire.
Situé sur la route qui mène d’Alger à Cherchel ses dimensions sont impressionnantes: 185,50 m de circonférence, 60,90 m de diamètre et 32,4 mètre de hauteur.

Près de Tipasa, ce gigantesque monument domine de sa colline la plaine de la MITIDJA, au sud, et la mer, au nord. Il est dénommé Kbar el-Roumia (tombeau de la chrétienne) par les habitants de la région. La légende raconte qu’une fabuleuse princesse est un riche trésor y ont été ensevelis. Malheureusement, il a été pillé et la chambre funéraire est totalement vide. Il est fort probable que ce majestueux tombeau soit celui de Cléopâtre Séléné, fille de la reine d’Égypte Cléopâtre et du général romain Antoine, morte en l’an 5 après J-C. Son époux, le roi Juba II, édifia ce monument dans le style du célèbre Médracen, qui, près de Batna, recevait la dépouille de ses ancêtres, les grands rois de la dynastie numide.

Visible de loin, le mausolée servait, durant l’Antiquité, de repère aux bateaux qui se frayaient une route vers la ville de Tipasa. Le monument est aujourd’hui entouré des maraîchers de l’étroite plaine côtière.

Dans le lointain, on distingue la presqu’île de Sidi Fredj.

Photos: M.Chahrazède mai 2010.
Source: Algérie vue du ciel.

 

Hafida Mélissa Favret: L’invitation au voyage et au partage!

Mesk-Ellil: Qui est Hafida Favret ?

Hafida Mélissa Favret: Hafida Mélissa Favret-Bouamra, née à Alger (El-Biar)
Ancienne élève de l’École Nationale d’Administration à Alger.
Ancienne haut fonctionnaire de notre chère administration. Ancienne membre de l’équipe nationale de tennis (plusieurs titres nationaux).Arrivée en France en 1990. DEA de droit public à l’université de droit de Grenoble. Magistère de négociations internationales à l’université d’Aix-en-Provence. Voilà pour l’aspect académique, car comme vous le savez, les algériens sont bourrés de talents, on peut être championne de tennis, brillante élève, chanteuse, danseuse, bonne cuisinière, bonne maman etc… (Juste pour rire car la’roussa chkoun yechkour’ha:m’ha wela foumha*)

Je chante depuis toujours, comme tant d’algériens, ma famille est réputée pour sa belle voix, ma tante Myriam-Lalahoum était appelé Fadhila Dziriya.J’ai chanté la première fois à la télé algérienne à l’âge de 9 ou 10 ans? On m’a surnommée Fairouz El-Jazayria.
Mon père a mis le holà m’expliquant qu’il n’a jamais été question d’une carrière de chant, les études étant la plus grande priorité. J’adorais chanter, et je m’exerçais auprès de mes camarades d’école pour vérifier l’effet de ma voix sur eux ! Bingo, elles pleuraient à chaque fois…je chantais à l’école, les professeurs m’utilisaient un maximum, au tennis lors de nos voyages, je rapportais souvent un panel de chansons polonaises, russes, yougoslaves, etc.

M.E: Comment s’est opéré votre passage de la chanson aux comptines ?

H.M.F: Mon passage de la chanson à la comptine découle d’un constat dès mon arrivée en France. Celui de la détresse intellectuelle des français d’origine maghrébine quant à leur culture d’origine. Alors comme j’ai toujours été passionnée par la pédagogie, le projet d’un livre CD me paraissait indispensable, j’ai ainsi contacté l’institut du monde arabe, je leur ai proposé mon projet en vain ! L’institut m’a répondu qu’il n’avait pas d’argent, et qu’il n’éditait pas…

M-E: Comme de nombreux algériens, vous avez été bercée par des comptines. Il y en a forcement une qui vous a marqué. Laquelle ?

H.M.F: Toutes les chansons de mon enfance m’interpellent, elles ne sont pas toutes dans le livre (A l’ombre de l’olivier), la belle brune m’enchante, le passage d’une langue à une autre témoigne de l’intelligence et de la richesse de ce peuple: on peut passer de l’arabe dialectale, à l’arabe classique, au kabyle, au français et plus si affinité :)
C’est cela qui m’a permis d’embrasser tant de domaines, de parler et de chanter dans plusieurs langues. J’ai souvent été prise pour une française de souche, combien de fois j’ai du répondre: « non je n’ai jamais vécu en France, mes parents sont bien algériens, et je dois bien mon français à l’école algérienne! »

M-E: Vous rêvez de faire un recueil de berceuses algériennes, que diriez-vous aux lecteurs de Mesk-Ellil pour les inviter à y contribuer ?

H.M.F:Chers lectrices et lecteurs de Mesk-Ellil, venez avec moi, je vous invite à un long et joli voyage, aux confins de la mémoire collective, celle enfuit depuis si longtemps et qui se traduit dans nos faits et gestes d’une manière inconsciente.
Récupérons nos chansons enfantines, elles traduisent souvent nos espoirs, nos peurs et nos inquiétudes, elles reflètent notre manière de faire et de nous comporter avec les enfants…l’exercice est parfois douloureux, car il nous met face à nous même, une mise à nue qui mène à réfléchir sur l’éducation que nous avons envie de donner à la génération futur.
Pour donner un avant gout à vos chers lectrices et lecteurs, écoutez plutôt une comptine des enfants algérois pour un jeu de balle:

Marie rose,roz,rose
‘andi tafla tbi’ arouz
yé béba arwa’h etchouf
Zoubida welde’t halouf
Seématou abd-alatif
Tif tif,ya latif

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Chers lecteurs vous avez compris :) si une berceuse ou une comptine algérienne trotte dans vos mémoires, il ne vous reste plus qu’une seule chose à faire pour la sortir de l’oubli! Partagez là avec nous!

* Proverbe algérien: Qui chante les louanges de la marié, sa mère ou bien sa bouche?

Propos recueillis par E-mail.