Archive for the ‘Bons plans.’ Category

El bourabah…Jeté tissé en pure laine.

Le tissage est pratiqué dans toutes les régions d’Algérie là où abonde l’élevage des ovins et caprins, sauf dans le grand Sahara algérien.

Chaque région possède son propre répertoire reconnaissable aux motifs utilisés. Les tissages et tapisseries traditionnels sont l’expression de l’art populaire et d’un mode de vie, exécutés sur des métiers à tisser haute-lisse rudimentaires, mais précis.

Les tissages ras sont fabriqués dans toute l’Algérie tandis que le tissage du point noué est particulier à certaines villes ou bourgades. Le tissage à point noué, c’est-à-dire les tapis est un artisanat de luxe qui reste toujours très onéreux et très recherché.
Le tissage ras est exécuté dans toutes les régions, puisqu’il ne sert pas seulement pour la fabrication de couverture ou tenture, mais également pour faire des burnous et des vêtements.

Les décors géométriques faits de losanges avec des couleurs chatoyantes s’inspirent du patrimoine culturel algérien.

Les artisanes, car il s’agit le plus souvent de femmes ont transmis des moments fugaces de leurs existences, les paysages de leurs régions, l’environnement de leurs habitats, leurs cultures, faisant de chaque tissage une œuvre unique On retrouve rarement des représentations humaines ou animales.

Les jeunes filles constituaient leurs trousseaux de bourabah. Ils ont été remplacé par les couvertures synthétiques ou les couettes. Le bourabah du diaporama date de plus de 30 ans au moins. Vous pouvez les utiliser comme jetés sur vos fauteuils, l’originalité est garantie ;-)

Source.

 

Le corail algérien.

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Le corail rouge se pêche en Algérie depuis le XVIe siècle. Traditionnellement utilisé par les artisans locaux, en particulier pour la production de bijoux kabyles.

Les marchands européens sont actuellement approvisionnés par la Tunisie et le Maroc. Un commerce illégal*, qui vise en particulier le corail d’El Qala, à la frontière tunisienne, s’est développé des deux côtés de la Méditerranée et intensifié avec l’interdiction de son exploitation par le gouvernement au vu des menaces occasionnées à cette ressource par une pêche intensive et destructrice.

La pêche du corail rouge est entièrement contrôlée par l’Etat algérien, comme en Tunisie. Le corail rouge est une ressource d’une grande valeur commerciale, susceptible de procurer un revenu important à l’Algérie.
Le corail se vend plus de 800 euros le kilogramme, mais certaines branches peuvent atteindre jusqu’à 15 000 euros pièce.
L’Algérie dispose des plus grandes réserves mondiales et est le principal producteur de corail rouge en Méditerranée, avec 48 pour cent des quantités totales pêchées en 1991 Interdite depuis 1998, la pêche au corail pourrait être à nouveau autorisée en Algérie à partir de 2007.
A l’origine, cette mesure ne devait entrer en vigueur qu’en 2015, mais cette autorisation pourrait être à nouveau délivrée par suite du lancement d’une enquête concernant les récifs de corail le long des 1 200 km du littoral algérien. s

Pendentif sculpté par un pêcheur sur la plage d’el Qala en 1987

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*Actuellement le corail rouge sur certains bijoux est remplacé par du corail reconstitué ou pire par les embouts des stylos bic rouges:).

Source de l’article.

 

El-Ferda et Gaâda chantent Ben-Bouziane.

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Gaâda:

El Ferda:

« Knaddsa est Située à 22 km à l’Ouest de Bechar, L’arrivée du Cheikh Ben Bouziane insuffla un nouvel élan au développement de ce qui était une simple casbah, pour devenir une véritable cité et siège de la Zaouïa Ziania .

D’un petit relais caravanier elle devint un centre spirituel, culturel et commercial, qui rayonnait sur tout le Maghreb et une bonne partie de l’Afrique. Elle devient très vite la destination d’oulémas et de demandeurs du savoir طلاب العلم , mais également d’ouvriers, d’artisans et d’aventuriers de toutes origines.

Diverses expressions musicales se développeront. El ferda الفـردةen sera la plus répandue et la plus appréciée. Car si elle est le genre musical autochtone, elle ne s’est pas moins enrichie des autres genres ramenés par les migrants venus à knadssa. Gaâda , qui veut dire assemblée, est une occasion de rencontre et de partage, dans un style musical appelé le Diwane (ancré dans le sud algérien) et pratiqué à l’origine par les descendants d’esclaves d’Afrique noire.

C’est une musique mystique et métissée où les chants et les rythmes nous guident vers le Hal (la plénitude), la Jedba (la transe), dans une symbiose où les artistes et le public ne font qu’un. »