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Mâak yal khadra :-) diri hala


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Mesk-Ellil, c’est de la bonne cuisine, des contes, des proverbes, de la Bouqala, des paroles de chansons, des traditions, des photos des interviews, de l’art de la musique et plus encore…

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Bonne balade :-)

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Frederick Arthur Brigdman - » In the courtyard » El-Biar-Alger.

 

Amazigh Kateb: « Marchez noir » 1er album en solo!

« Cet album est une insomnie en forme de manifeste : un manifeste pour l’amour, la révolution, le rire, la danse, la sueur et la résistance. »
K.Amazigh.

 

Interview de Cheikh Sidi Bémol.

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« Un artiste atypique, humble et iconoclaste, un poète aux multiples facettes : tantôt Elho le dessinateur, tantôt Cheikh Sidi Bémol l’auteur compositeur, et tantôt tout simplement Hocine Boukella.
La musique de Cheikh Sidi Bémol, tout en restant solidement ancrée dans le terreau traditionnel algérien, se révèle d’une étonnante fraîcheur grâce à ses ouvertures sur le blues, le rock, la salsa, ou le celtique.
Entraînantes, émouvantes, pleines d’un humour convivial et corrosif les chansons de Sidi Bémol tracent un nouveau territoire dans le paysage musical algérien. »

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Mesk-Ellil: Cheikh sidi bémol, Hocine Boukella, Elho, comment doit on vous appeler ?

Cheikh sidi bémol: Je vous laisse le choix. Si vous êtes un(e) ami(e), c’est Elho. Si vous êtes de la police, c’est Hocine Boukella. Si vous aimez les salamalek, c’est Cheikh Sidi Bémol.

M-E: En 1988 vous avez décidé d’abandonner votre passion scientifique pour vos passions artistiques la musique et le dessin, comment arrive t’on à faire un si grand saut sans peur des lendemains qui déchantent ?

CSB: Sans peur, c’est impossible. C’est effectivement un saut dans l’inconnu. C’est quand même sa vie qu’on met en jeu. Pourtant il n’y avait rien d’autre à faire. Je pense que si je n’avais pas pris cette décision, la vie n’aurait eu aucun sens.

M-E: On vous qualifie d’artiste iconoclaste ! Qu’en est-il vraiment ?

CSB: Je n’aime pas trop les traditions. Je n’ai rien contre, mais je ne les sacralise pas, et je pense qu’on doit pouvoir les piétiner de temps à autre. Dans la musique, si on se contente juste de répéter ce que les anciens ont fait, tout le monde deviendra vite abruti.
Et d’ailleurs, beaucoup d’anciens qu’on vénère aujourd’hui, ont été des précurseurs qui ont choqué les traditions à leur époque.
Seule la liberté de chacun doit rester un tabou indétrônable.

M-E: Lors de votre concert à Alger en 2006 le public a chanté en chœur avec vous Ali El Bandi ! Avez- vous le sentiment d’avoir touché leurs cœurs et qu’avez-vous ressenti ?

CSB: Je ne sais pas si j’ai touché leurs cœurs, mais eux, c’est sûr, ils ont touché le mien.
Je suis très ému chaque fois que j’entends les gens chanter mes chansons. Il y a une sorte de communion spirituelle indescriptible. Les paroles, la musique, les gestes, tout prend une signification claire et mystérieuse en même temps. C’est des moments de magie.

M-E: Quelle est la chanson de votre répertoire qui vous « ressemble » le plus ?

La chanson que j’aime le plus chanter, c’est « Serqou Koulchi » que j’ai enregistré en 1998 et dont la musique est de M’henni Benlala. Elle est simple et elle groove bien, mais je ne sais pas si elle me ressemble.

CSB: Lors de l’émission « Sassafinda » où vous étiez l’un des invités, votre duo* avec Samir Fares à été censuré. Pensez-vous qu’il faille s’autocensurer pour se produire en Algérie ?

En Algérie, peut-être pas. Mais à la télévision algérienne c’est sûr qu’il faut s’autocensurer.
Il faut dire que tout va bien, que nous sommes les meilleurs, et que s’il y a des problèmes c’est toujours à cause des jaloux, de la main de l’étranger et des séquelles de la colonisation, que notre cher gouvernement c’est mieux que la Nasa et que, hélas, le peuple (meskine) il est un peu arriéré, etc. Avec ça on peut squatter l’écran nuit et jour.

M-E: En 1999, avec une trentaine d’artistes, vous vous êtes réunis autour de Baâziz afin d’enregistrer Algérie mon amour ! A cette occasion vous avez souligné le fait que la culture était une des solutions pour sortir l’Algérie de la crise ! Si vous étiez le Gilberto Gill*de l’Algérie, comment opéreriez-vous pour changer les choses ?

CSB: Je ne suis pas vraiment qualifié pour donner un mode d’emploi pour développer la culture à l’échelle d’un grand pays comme l’Algérie.
Mais il y a des choses qui sautent aux yeux : il faudrait beaucoup plus de conservatoires, de salles de spectacles, de clubs scientifiques, de studios de musique d’atelier de peintures et de galeries d’exposition, de festivals (des vrais festivals populaires, pas des mascarades pour les ministres et les walis).
Tout cela suppose une plus grande liberté d’expression, moins de tchippa** et plus de souplesse pour les entreprises culturelles en particulier.
Cela suppose surtout moins de pouvoir entre les mains des religieux.


M-E: Vous avez dit « l’Algérie est une mosaïque, tant qu’on voudra qu’elle soit « UNE » cela ne marchera pas » ! Tout en étant d’accord avec vous, nous aimerions savoir ce que cela recoupe ?

CSB: Qu’on le veuille ou non, les gens de Timimoun sont différents des gens d’Alger. Un Bougiote est différent d’un Oranais. A Tamanrasset, on ne vit pas de la même façon qu’à Tlemcen et Tizi-Ouzou n’est pas Biskra. Ces différences, cette diversité entre région est un fait.
C’est un fait et il n’y a pas à en rougir, bien au contraire, car la véritable richesse est dans cette diversité ethnique, historique et culturelle.
Il ne faut pas avoir peur de la diversité. Soit on l’accepte, soit elle s’impose par la violence.
Je pense que le pays gagnerait beaucoup en adoptant une plus large décentralisation ou même, pourquoi pas, en permettant aux wilayas beaucoup plus d’autonomie sur les plan politique, culturel et économique.

M-E: Vous avez l’habitude de vous produire à Alger ! Une tournée dans toute l’Algérie est-elle au programme ?

CSB: Malheureusement rien pour l’instant, mais je ne perd pas espoir.

M-E: Un nouvel album est-il en préparation ?

Il est fini, mis à part quelques retouches de mixage. Il s’agit d’un album intitulé « Paris-Alger-Bouzeguène ».
Il compte douze chansons mélangeant les sonorités berbères et celtiques dans la joie et la bonne humeur.

M-E: Pour finir quel groupe ou chanteur algérien aimeriez-vous nous faire découvrir ?

CSB: Le groupe Madar et le chanteur Yacine Dahmane.

Propos recueillis par E-mail.
Un grand merci à Ira qui a rendu ça possible :)
Questions: M.Samia, S.Sid-Ali.

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Cheikh Sidi Bemol en concert à Alger: El Bandi (d’après « Celui Qui A Mal Tourné » de Georges BRASSENS).


Cheikh Sidi Bémol sera en concert le jeudi 22 octobre à 21h au French K-Wa 6, rue Planchat Paris 20°.

Gilberto Gill*:Musicien brésilien, Ministre de la Culture, représentant le Parti vert brésilien (de 2003 à 2008).

tchippa**: Pot-de-vin.

 

Cheb Sid-Ali

Salut la compagnie, je sais , je sais en ce moment je vous délaisse! Comme dirait un certain Cheb: « Ce n’est pas de ma fauuute » :)
Non, non je ne vais pas me confondre en excuses, je vais vous épargner ça! On va plutôt parler Raï.
C’est vrai que ce n’est pas vraiment ma musique préférée, mais comme je l’ai déjà dit sur Mesk-Ellil,
y a pas mieux pour se défouler, lors d’une fête.
On ne se prend pas la tête à disséquer les paroles on se contente de suivre le rythme en se déhanchant.
En parlant de fête quoi de mieux qu’un mariage pour se tenir au courant des dernières nouveautés.

Cet été j’ai eu l’occasion d’assister à quelques uns , au menu des gâteaux super fondants, une Dj jonglant d’un tube à l’autre et des invités chantant à tue-tête! Franchement c’était super!

« Bghit ntoub » le voilà le tube de cet été. La signification…?
Je veux me repentir! Mais bon je l’ai dit plus haut, Faut surtout pas disséquer les paroles :)

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